Le 13 octobre 2016 - Ottawa (Ontario)
La semaine dernière, j’ai participé au sommet des intervenants d’Anciens Combattants Canada (ACC) à Gatineau au Québec. Les organisations de vétérans et les défenseurs de leurs droits provenant de tout le pays étaient largement représentés. J’étais particulièrement impressionné par l’analyse de situation et les recommandations données par les Groupes consultatifs ministériels sur les politiques, l’excellence du service, la santé mentale, les familles, les soins et le soutien, et la commémoration, ainsi que par les mises à jour des dirigeants présents dans la salle.
Comme le Général Vance l’a souligné, au moment de la libération, nous devons déployer autant d’efforts, de structure et de soutien pour les membres actifs et leur famille que ceux déployés lors du recrutement. Nous devons aussi reconnaitre qu’il ne s’agit pas de cas « taille unique », particulièrement pour les quelque 1 500 membres qui sont libérés chaque année pour des raisons médicales.
Si on vous demande de quitter les forces armées parce que vous ne pouvez plus répondre aux exigences professionnelles de votre emploi – c’est-à-dire l’universalité du service – alors le gouvernement a l’obligation de s’assurer que vous êtes soutenu et capable de réussir votre transition à la vie civile.
La première chose à faire pour un membre en voie de libération pour raisons médicales est de s’assurer qu’il n’aura pas à attendre pour recevoir sa pension des Forces armées canadiennes une fois son départ définitif de l’armée. Pour beaucoup d’entre eux, ceci contribue en grande partie à une sécurité financière après la libération.
Au cours de ces deux dernières années, mon équipe et celle de l’Ombudsman du MDN et des FC ont travaillé ensemble pour réparer le système. Dans notre résumé de projet « Projet conjoint de transition : Fermer la brèche », nous avons schématisé le processus de transition et fait savoir au gouvernement les trois mesures principales à prendre maintenant pour apporter un réel changement : ne faire une demande qu’une seule fois pour tous les avantages d’ACC et avoir à disposition un navigateur pour aider les membres à naviguer à travers le processus; réduire les délais d’attente pour la pension des Forces canadiennes; éliminer les doubles emplois et les chevauchements entre les différents programmes offerts par le MDN et ACC.
ACC a aussi sérieusement besoin d’améliorer sa prestation de services aux vétérans et leur famille. J’ai récemment soumis un exposé au Comité permanent des anciens combattants de la Chambre des communes contenant des suggestions sur la façon dont ACC pourrait moderniser sa prestation de services et la rendre plus axée vers les vétérans. Je soutiens un changement qui améliorerait les temps d’attente pour les avantages et je pense que d’autres moyens existent pour réduire les retards.
Je demande aussi aux parlementaires d’utiliser toute leur volonté politique pour réduire la complexité des programmes pour les vétérans. Cela aiderait considérablement à améliorer la prestation de services afin que les vétérans obtiennent les services et les avantages dont ils ont besoin.
Mon équipe et moi-même restons déterminés à assurer le traitement équitable pour les vétérans malades et blessés pour qu’ils puissent obtenir les soins, le soutien et l’indemnisation dont ils ont besoin. Il y a effectivement des obstacles à surmonter, mais nous devons continuer à discuter de façon constructive et nous concentrer sur l’objectif final. Le temps est venu d’agir.
C’était l’avis unanime des participants au sommet, et je suis ravi que le MDN et ACC collaborent pour parvenir à une transition réussie pour les vétérans et leur famille. Je continuerai à suivre de près les progrès faits dans ce dossier et à encourager le changement.
Guy Parent
Ombudsman des vétérans