Gouvernement du Canada - Ombudsman des vétérans | Government of Canada - Veterans Ombudsman
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Blogue – Current

Blog relatif à la conférence de presse

Ottawa - le 3 septembre 2010

Beaucoup de choses se sont produites depuis ma conférence de presse du 17 août.

Bien que j’aie trouvé particulièrement désagréable de parler comme je l’ai fait, surtout après avoir passé deux ans et demie à établir des relations et à travailler dans les coulisses avec la haute direction et le ministre d’Anciens Combattants Canada (ACC), je n’avais pas d’autre choix.

 On m’a confié la tâche de mettre sur pied un Bureau de l’ombudsman des vétérans qui assure la responsabilisation et l’équité dans l’administration des avantages offerts aux vétérans. À titre d’ancien soldat, j’ai pris cette tâche au sérieux et je crois que ceux qui m’ont confié cette tâche voulait que le Bureau réussisse tout autant que moi.  

 Cependant, lorsque le Bureau a commencé à poser de sérieuses questions sur des enjeux majeurs, les assurances que j’avais reçues précédemment d’ACC, à savoir que nous travaillerions ensemble pour régler les choses pour les vétérans, sont tombées à plat. À ce moment-là, il est devenu clair pour moi que j’étais la victime de la « politique d’attente d’ACC ». En l’absence de motivation, les hauts fonctionnaires d’ACC n’ont rien fait d’autre que de maintenir le statu quo; il n’était question pour eux que d’éviter de prendre des risques. Il est dommage qu’ils ne veuillent pas défendre les vétérans et leurs familles comme les Canadiens l’attendent d’eux!

 Désormais et jusqu’à la fin de mon mandat à la mi-novembre, je continuerai à présenter à la population des preuves de pratiques douteuses et inéquitables à l’endroit des vétérans et de leurs familles. Je présenterai la vérité « telle que je la connais », je laisserai les faits parler d’eux-mêmes et je vous laisserai le soin d’en juger.

 Les enjeux qui touchent les vétérans sont maintenant connus du public et sont débattus à l’échelle nationale pour la première fois depuis longtemps. C’est ce sur quoi l’attention doit reste : sur les questions qui touchent les vétérans et leurs familles.

 Chaque Canadien doit prendre part à ce débat. Ce sont nos enfants et nos parents qui ont sacrifié, qui se sacrifient, et qui se sacrifieront pour servir le Canada. Ils méritent d’être traités avec dignité et respect. Nous ne leur devons rien de moins!

Date de modification : 2010-09-03

Ajouter un commentaire | Voir tous les commentaires (7)





Blogue relatif au sondage sur le paiement forfaitaire d’ACC

Ottawa - le 23 août 2010

Le 20 août 2010, un article du Toronto Star « faisait état du sondage effectué par ACC auprès des anciens combattants handicapés, selon lequel 69 % des sondés ont indiqué qu’ils préféreraient recevoir un paiement forfaitaire. Le sondage indiquait également que 85 % des répondants ont déclaré bien utiliser leur indemnité forfaitaire d’invalidité et que 71 % ont affirmé qu’ils investissaient au moins une partie de leur indemnité forfaitaire d’invalidité ». Au cours des trois derniers mois, le Ministère a utilisé les résultats de ce sondage afin de justifier que le paiement forfaitaire offert par la nouvelle Charte des anciens combattants (nouvelle Charte) est une bonne politique.

Ce que nous devez savoir, c’est que la question posée n’est même pas pertinente pour déterminer si les vétérans sont mieux servis par l’option du paiement forfaitaire offerte par la nouvelle Charte et les autres nouveaux programmes ou par l’option du paiement mensuel offerte par la Loi sur les pensions. En fait, la question était de savoir si vous préféreriez recevoir une indemnité forfaitaire d’invalidité en un paiement du même montant d’argent plutôt qu’en plusieurs versements étalés dans le temps? La question ne tenait pas compte du fait que la valeur totale en dollars des paiements prévus dans la Loi sur les pensions était supérieure. (Pour obtenir des précisions, voir nos observations sur le lien). Dans la question posée, on voulait savoir en fait si vous bénéficiez d’un paiement forfaitaire dans le cadre de la nouvelle Charte, préféreriez vous plutôt obtenir tout le montant en un seul versement ou en plusieurs versements étalés dans le temps? Évidemment, votre réponse sera : « Je préfère obtenir tout le montant maintenant », n’est-ce pas?

Comme si cela ne suffisait pas, maintenant que le Ministère subit des pressions pour apporter des modifications à l’option des paiements forfaitaires, dans l’article du Toronto Star, on a suggéré qu’« au lieu d’un gros paiement, les soldats pourraient bientôt choisir de recevoir le montant en plusieurs versements étalés sur des mois et des années. Par exemple, un paiement de 200 00 $ pourrait être fractionné et étalé en cinq paiements annuels de 40 000 $ chacun ». Ainsi, les vétérans perdraient les avantages de l’intérêt accumulé pendant cette période. En essayant de corriger un programme déficient, les solutions proposées aggravent le problème.

S’il doit y avoir un débat sur les paiements forfaitaires, qu’il soit ouvert et transparent afin que les données factuelles soient discutées. N’occultez pas les résultats d’une question du sondage qui n’est même pas pertinente au véritable problème que soulèvent nos vétérans. Examinez les données factuelles et dites-moi si j’ai tort.

Date de modification : 2010-08-30

Ajouter un commentaire | Voir tous les commentaires (15)





Que pouvez-vous faire pour aider?

Ottawa - le 20 août 2010

Depuis la conférence de presse de la semaine dernière, l’appui de la population pour résoudre les problèmes liés au soutien dont ont besoin les anciens combattants a été impressionnant et encourageant. C’est la même réponse de la population qui a uni les Canadiens et qui leur a permis de réaliser la « Route des héros » http://www.youtube.com/watch?v=bFmXKMki8sA, de mettre sur pied les « vendredis en rouge » http://www.redfridays.ca/, et de remercier et appuyer individuellement nos militaires. Les Canadiens ne sont peut-être pas d’accord quant aux raisons qui ont poussé leurs fils et leurs filles à se battre dans des régions éloignées, mais ils sont au rendez-vous lorsque vient le temps de soutenir leurs troupes et leur famille. Il n’y avait qu’à observer l’indignation du public quand on a proposé de ne pas rendre publiques les cérémonies de rapatriement des soldats morts en Afghanistan ou lorsqu’on a souligné le caractère inadéquat des prestations d’inhumation des Forces canadiennes, bien moindres que ce qui est offert ailleurs en la matière.

 

Une des questions fréquemment posées au Bureau de l'ombudsman des vétérans est : « Que puis-je faire pour aider? » Il ne fait aucun doute que la façon de gérer les prestations destinées aux anciens combattants et de déterminer le type de prestations dont ils ont besoin doit absolument changer. Vous m’avez entendu râler sur le fait qu’il est difficile d’arriver à tout changement significatif dans une bureaucratie dont la culture est axée sur les économies de bouts de chandelles et qui rappelle celle des compagnies d’assurances. Vous m’avez entendu condamner les organismes centraux qui font obstacle aux progrès en matière de soutien aux anciens combattants. Abstraction faite de ce que je dis, les antécédents démontrent que le système a apporté peu de changements significatifs. Le Bureau et les groupes de défense des intérêts des anciens combattants ont fait des pressions sur plusieurs gouvernements pendant des années afin d’améliorer le soutien aux anciens combattants, et leur succès s’est avéré limité. Puique ce qui doit être fait repose en grande partie sur les lois, seuls les députés et les sénateurs peuvent réaliser ces changements, et la seule façon d’y arriver est de leur faire comprendre l’importance et l’urgence de cette question pour les Canadiens.

 

 

Date de modification : 2010-08-30

Ajouter un commentaire | Voir tous les commentaires (8)





Élucidons les mythes...

Ottawa - le 19 août 2010

J’aimerais saisir cette occasion pour élucider quelques mythes entourant ma campagne. Tout d’abord, je ne suis pas en faveur d’un déménagement d’ACC. De plus, je n’appuie pas la suggestion de réduire la taille d’ACC ni même l’affirmation de nos intervenants selon laquelle les employés civils devraient être remplacés par des vétérans. Je connais des gens du BOV qui sont convaincus de l’avantage de compter des vétérans au sein de l’équipe, mais je soutiens que les vétérans sont des spécialistes du respect des ordres.  Ce qui doit changer immédiatement, ce sont les politiques et les pratiques désavantageuses pour nos vétérans et leurs familles. Je sais avec certitude qu’un très grand nombre d’employés d’ACC et du TACRA sont frustrés du traitement qu’ils doivent accorder aux vétérans – et ils ne manquent pas de m’en faire part! Je serais reconnaissant que vous en fassiez part à vos supérieurs, tout comme nos vétérans le font auprès de moi-même ou des médias.  Je comprends toutefois ce que cela signifie que de mettre son gagne-pain en jeu. Jusqu’à ce que d’importants changements soient apportés aux politiques et aux procédures, continuez de faire de votre mieux pour nos vétérans et leurs familles et accordez-leur le bénéfice du doute qu’ils méritent bel et bien ce qu’ils demandent. Merci de m’aider à changer la façon dont sont traités ces gens qui ont fait d’énormes sacrifices pour notre pays. P@ (Pat)

Date de modification : 2010-08-19

Ajouter un commentaire | Voir tous les commentaires (8)





Mettre un visage aux enjeux des vétérans...

Ottawa - le 17 août 2010

Mon but avec ce blogue n’est pas pour parler de l’intention du gouvernement de ne pas renouveler mon mandat à titre d’ombudsman des vétérans. La prérogative de mettre fin à mon mandat lui appartient et je lui laisserai le soin d’expliquer sa décision aux Canadiens. Mon intention avec ce blogue est plutôt d’exposer aux Canadiens ce que je perçois comme un système qui prive depuis longtemps les anciens combattants et vétérans des programmes et services non seulement qu’ils méritent, mais qu’ils ont acquis par leur sang et leur sacrifice. En plus, il ne s’agirait pas d’un phénomène récent, mais d’une pratique profondément enracinée et de longue date. 

L’ampleur et la portée des pratiques et politiques injustes que j’ai constatées sont telles que nous n’avons réussi qu’à effleurer la surface. Deux années et neuf mois; c’est une période bien peu longue pour accomplir les tâches suivantes : établir le bureau et le doter en personnel; recenser les façons dont nos anciens combattants et vétérans sont traités injustement et établir des normes et des protocoles pour redresser ces injustices, sans compter que faisions face à une bureaucratie délibérément obstructive et trompeuse. Il ne fait aucun doute que le remplacement de l’ombudsman des vétérans à ce stade-ci occasionnera un contretemps de plusieurs mois dans les travaux du Bureau. 

Même si le gouvernement a fait la promotion de l’ombudsman des vétérans en tant qu’un intervenant indépendant du gouvernement, il est clair selon moi qu’il s’attendait plutôt à ce que l’ombudsman soit un gestionnaire de plaintes qui relève du Ministère. Est-ce qu’on s’étonne que l’ombudsman des vétérans défende les intérêts des anciens combattants et vétérans et leurs familles? Est-ce qu’on s’étonne que le Bureau de l’ombudsman des vétérans critique la façon dont le gouvernement traite nos anciens combattants et vétérans?

En tant que soldat, il est dans ma nature de croire en la sincérité du gouvernement et d’accomplir les tâches qui me sont confiées de bonne foi et dans toute la mesure de mes moyens. Nos anciens combattants et nos vétérans ont fait de même, et les membres des FC et de la GRC continuent de faire de même en Afghanistan. Ces personnes et leurs familles ont compté sur moi pour les représenter et c’est en plein ce que j’ai fait. Je ne puis m’expliquer comment le gouvernement ait pu, en toute connaissance de cause, priver nos anciens combattants et vétérans des programmes et services que le public et le gouvernement canadiens ont reconnu il y a très longtemps comme une obligation à leur égard.  

Au cours des trois dernières années, j’ai parcouru le Canada pour rencontrer les anciens combattants et vétérans et leurs familles afin de vraiment comprendre le sort qui leur est réservé. Je vous promets, à vous tous, que, au cours des trois derniers de mon mandat à titre d’ombudsman des vétérans, je ferai tout mon possible pour faire savoir à tous les Canadiens à quel point un si grand nombre d’entre vous êtes mal servis. À tous les Canadiens, sachez que ces anciens combattants et vétérans sont vos fils et vos filles, vos frères et vos sœurs. Il est temps pour vous d’agir, maintenant. Vous devez faire savoir à ce gouvernement qu’il doit mettre fin à ces pratiques injustes.  Écrivez des lettres aux journaux et aux politiciens, affichez des messages sur Internet et portez-vous à la défense des intérêts des anciens combattants et vétérans et leurs familles. Ils en ont fait autant pour vous. P@t (Pat)

Date de modification : 2010-08-17

Ajouter un commentaire | Voir tous les commentaires (24)





Les principes de l’« assurance » et de la « compensation » par rapport à la mentalité des « compagnies d’assurance »

Ottawa - le 13 juillet 2010

J’ai lu récemment une lettre d’un haut fonctionnaire d’Anciens Combattants Canada (ACC), dans laquelle il mentionnait le « principe de l’assurance » et le « principe de la compensation » pour expliquer pourquoi le système avait refusé de reconnaître à un ancien combattant le droit à des prestations. Ce qui semble manquer dans toute correspondance officielle, quelle qu’elle soit, c’est le principe voulant que l’on doive rendre hommage aux anciens combattants qui se sont sacrifiés de façon inconditionnelle au service de leur pays, en leur offrant généreusement des avantages et sans les dépouiller de leur dignité. Quelqu’un a-t-il la moindre idée du salaire versé aux employés des entreprises privées du domaine militaire pour servir dans des zones dangereuses, comme en Afghanistan? C’est une question de pure forme, mais il va sans dire qu’ils sont bougrement mieux payés que quiconque faisant partie du personnel des Forces canadiennes (FC) ou de la Gendarmerie royale du Canada (GRC)! S’ils reçoivent une coquette indemnité journalière, c’est que les dangers associés à leur travail justifient leur salaire élevé, alors que leurs attentes à l'égard de la durée de la période d’emploi, sans parler d’une carrière, ne peuvent être aussi élevées. Les membres des FC et de la GRC, quant à eux, ont souvent de la difficulté à simplement souscrire à un régime d’assurance, car quelle compagnie d’assurance digne de ce nom pourrait bien vouloir offrir une protection à une personne assez insensée pour mettre sa vie en danger, non pas en quête de fortune ou de ressources, mais pour défendre un idéal, ou un idéal auquel le gouvernement d’une nation a adhéré? 

Anciens Combattants Canada n’est pas une compagnie d’assurance, pas plus que les membres des forces qui leur présentent des demandes d’avantages ne sont des « réclamants ». Ce n’est pas pour rien que la loi parle d’eux comme étant des « demandeurs », et c’est aussi la raison pour laquelle le peuple et le gouvernement du Canada s’efforcent d’honorer les obligations qu’ils reconnaissent avoir à l’égard de ceux qui ont si bien servi leur pays et des personnes à leur charge!

Les principes de l’« assurance » et de la « compensation » sont des idéaux que nous voulons faire triompher.  Mais ce que nous ne pouvons pas nous permettre, c’est d’adopter la mentalité de bouts de chandelles de « compagnie d’assurance » adoptée par des hauts fonctionnaires et des agences centrales qui  ont interprété la loi de façon trop étroite, de telle sorte, que l’esprit de la loi s’est perdu. Il suffit de lire les préambules de la Loi sur les pensions, de la Loi sur le Tribunal des anciens combattants (révision et appel, et de la Loi sur les allocations aux anciens combattants, qui expose la manière libérale dont la loi doit être interprétée, pour comprendre ce que je veux dire. Tout comme leurs homologues de la fonction publique, les membres des Forces canadiennes et de la GRC s’attendaient à avoir une carrière enrichissante au service de leur pays lorsqu’ils se sont engagés. Contrairement à leurs collègues de la fonction publique toutefois, ils sont contraints PAR LA LOI de se placer dans des situations périlleuses qui désavantagent leur famille, pour servir le peuple et le gouvernement du Canada. Si leur vie et leur carrière connaissent une fin tragique en se faisant, aucun fonctionnaire de ce pays ne devrait limiter l’obligation reconnue du peuple et du gouvernement du Canada, en adoptant la mentalité du secteur des assurances privées, surtout lorsque la loi stipule que les avantages accordés aux anciens combattants doivent être administrés généreusement. Je ne crois pas que cela se reflètra de si tôt dans la correspondance officielle d’ACC.

Gardez la forme!

P@

Date de modification : 2010-07-19

Ajouter un commentaire | Voir tous les commentaires (6)





Imputabilité—Priorité première

Ottawa — le 13 juillet 2010

L’autre jour, j’ai été interviewé par l’animateur d’émission de radio nationale Roy Green. Depuis, j’ai pris connaissance de la transcription d’une entrevue subséquente avec Laurie Hawn, députée, durant laquelle M. Green me décrit comme étant « en colère » en raison de la façon dont les anciens combattants sont traités par le « gouvernement Harper ».

J’aimerais préciser quelques points. Premièrement, personne ne devrait confondre pour de la colère ma passion et ma détermination à régler des problèmes systémiques qui empêchent certains anciens combattants de bénéficier des services dont ils ont droit. Je demeure optimiste quant au fait que nous pouvons corriger les erreurs. Il y aura de la colère si les responsables ne reconnaissent plus l’obligation des gens et du gouvernement du Canada de prendre soin de nos anciens combattants et de leurs personnes à charge qui ont fait tant de sacrifices au nom de notre pays.

Deuxièmement, je n’ai jamais laissé entendre que la source des problèmes systémiques était le « gouvernement Harper ». Au contraire, j’ai mentionné clairement, et à plusieurs reprises, y compris durant l’entrevue avec M. Green, que les problèmes systémiques sur lesquels le Bureau de l’ombudsman des vétérans (BOV) se penche actuellement NE SONT PAS causés par les représentants élus du moment. Nous avons toutefois affaire aux médias. Les problèmes auxquels je fais actuellement allusion et qui font en sorte que de nombreux anciens combattants sont traités injustement existent depuis plusieurs gouvernements consécutifs, y compris des deux principaux partis. Il n’y a juste jamais eu d’ombudsman qui auparavant a pu montrer le carton rouge à un système qui le méritait. [Suis-je un adepte de la Coupe du monde, d’après-vous?]

Pour la majorité des anciens combattants, les demandes de service sont approuvées de façon juste et pertinente – du moins, c’est ce que m’affirme ACC. Mon expérience me porte à penser qu’il s’agit de cas qui, en premier lieu, sont plutôt simples et s’harmonisent bien aux grilles d’admissibilité. L’ironie du sort est que bon nombre des anciens combattants qui sont traités de façon injuste par le système semblent également être aux prises avec les plus grandes difficultés. Je ne sais pas s’il s’agit du phénomène de l’œuf et de la poule, mais je sais par contre que si le système fonctionnait comme prévu par la loi, de nombreux cas de difficultés financières auxquels nous faisons face n’auraient jamais existé en premier lieu.

Je vais admettre que nos représentants élus sont ultimement responsables de la façon dont le système traite les anciens combattants. Toutefois, le système qui appuie les représentants élus doit être tenu responsable des conseils offerts à ces derniers et de la gérance offerte dans le cadre des programmes et des services destinés à nos anciens combattants. Voici comment je conçois mon travail : tenir pour responsable le système qui appuie nos représentants élus, et je suis déterminé à rendre cette responsabilité publique. Toutefois, il revient à la population canadienne, et non au BOV, de tenir les représentants élus responsables des mesures qui sont prises afin de corriger les problèmes systémiques une fois que ceux-ci ont été cernés.

Nos intervenants seront très bientôt plus amplement informés des problèmes systémiques soulevés. C’est à suivre!

Date de modification : 2010-07-13

Ajouter un commentaire | Voir tous les commentaires (2)





Principes pour l’examen de la nouvelle Charte des anciens combattants...

Ottawa - le 9 juin 2010

Bonjour, je suis de retour! Comme plusieurs d’entre vous le savent, nous consacrons beaucoup d’énergie à la nouvelle Charte des anciens combattants (NCAC), et il était temps diront certains. Le Comité consultatif d’Anciens Combattants Canada a récemment présenté son rapport final sur les recommandations visant à modifier la NCAC. D’autres groupes de revendication ont également proposé une multitude de changements. Cependant, le Bureau de l’ombudsman des vétérans ne présentera pas de recommandations pour le moment, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, je suis convaincu que plusieurs personnes compétentes ont déjà travaillé très fort pour trouver les lacunes de la Charte. Il n’y a donc aucune raison que nous refassions ce travail. En outre, si nous sommes appelés plus tard à commenter le processus ou les résultats de l’examen, nous ne pouvons compromettre notre impartialité en participant au débat maintenant.

Cela dit, ne rien faire aurait été pour nous de la négligence, car la Charte est un document législatif important pour les anciens combattants et leurs familles et elle aura une incidence sur leur vie pendant des décennies. Par conséquent, j’ai proposé quelques principes qui ont été recommandés et sur lesquels l’examen de la NCAC devrait se baser.

Premièrement, nous devons nous mettre au travail tout de suite. Lorsque la Charte a profité d’une procédure accélérée au Parlement, il était admis que la législation aurait quelques failles. La communauté des anciens combattants s’est fait promettre que ce serait une législation évolutive, qui ferait l’objet d’un examen continu. Quatre années se sont écoulées depuis et l’examen ne fait que commencer.

Deuxièmement, l’examen doit être exhaustif. Les programmes contenus dans la législation m’ont été décrits comme étant holistiques, ce qui suggère qu’il serait déraisonnable de critiquer une seule partie de la Charte (p. ex. l’indemnité sous forme de somme forfaitaire), car les autres parties ont des incidences sur celle-ci. Je comprends cela, mais cela signifie que toutes les modifications doivent être tout aussi holistiques.

J’ai également affirmé à tous ceux qui voulaient bien m’entendre que l’examen devait être transparent. Une des plaintes les plus fréquentes que j’ai entendues est liée à la prétention d’Anciens Combattants Canada que la mise en œuvre de la Charte au sein de la communauté des anciens combattants serait un processus inclusif. La participation du Bureau de l’ombudsman des vétérans au processus sera aussi inclusive et transparente que possible. Nous avons déjà entrepris une série d’assemblées publiques afin de promouvoir notre participation à l’examen de la NCAC et pour recueillir les commentaires des anciens combattants! J’ai l’intention de publier un rapport qui énumérera les principes qui devraient être prises en considération lors de l’évaluation de l’efficacité de la NCAC et des modifications recommandées. Nous nous sommes également engagés à présenter une version préliminaire de notre rapport afin d’obtenir les commentaires de la communauté des anciens combattants avant de publier un rapport final.

Nous vous fournirons de plus amples renseignements sur cette initiative à une date ultérieure.

Passez un bel été!

P@ (Pat)

Date de modification : 2010-06-09

Ajouter un commentaire | Voir tous les commentaires (2)





Un tonnerre d’applaudissements pour le programme Outward Bound Canada destiné aux anciens combattants...

Ottawa - le 2 juin 2010

J’aimerais vous présenter l’une de mes sources d’inspiration de la communauté des anciens combattants. Il s’appelle Shaun Arntsen. Nous avons servi ensemble dans le 3e Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (3 PPCLI). À la suite de sa libération, Shaun s’est établi en Alberta. Il s’est joint à la Légion de la région, dont il est maintenant le sergent d’armes. Je suis d’avis que tous les anciens combattants doivent s’engager auprès d’associations établies qui défendent leurs intérêts. Shaun a eu une idée pour aider les anciens combattants à faire face aux traumatismes liés au stress opérationnel (TSO) et l’a présentée à la Légion et aux responsables d’Outward Bound. Ils ont aimé l’idée, et on trouvera ci-dessous des renseignements sur le programme Outward Bound Canada destiné aux anciens combattants, des témoignages et les moyens d’en savoir davantage. Avant de donner la parole à Shaun, j’aimerais le féliciter pour son succès et pour avoir démontré l’ambition et la persévérance d’un véritable chef de file, comme il est rare d’en voir de nos jours. Ce programme définit ce que c’est d’être un soldat, c’est-à-dire la mission, les camarades puis soi-même. Je suis persuadé qu’il présente un fort potentiel pour aider les anciens combattants à réaliser la transition à la vie civile, même si l’initiative de Shaun est centrée sur ceux qui souffrent d’un TSO. Selon Shaun, si ma mémoire est bonne, cet excellent programme qu’est Outward Bound aurait été lancé par des anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale. Ça vous étonne?

À mon avis, l’initiative de Shaun réunissant Outward Bound et la Légion royale canadienne, en bonne partie tournée vers l’intérieur malgré son nom, est à classer au même rang que le programme Soldat en mouvement. Pour obtenir de plus amples renseignements sur cette initiative, veuillez communiquer avec Shaun Arntsen ou visiter la page Facebook ou le site Web d’Outward Bound :

Programme Outward Bound Canada destiné aux anciens combattants

Courriel : shaun.arntsen@gmail.com

Numéro sans frais : 1-877-687-6228

Numéro de téléphone : 403-609-7096

Page Facebook : http://www.facebook.com/OBCVETS

Site Web du programme Outward Bound Canada destiné aux anciens combattants :

http://www.outwardbound.ca/results_index.asp?Category=88 

J’ai hâte d’y participer! On y va ensemble?

P@ (Pat)

Voici quelques témoignages concernant le dernier voyage de Shaun 

Comme de nombreux soldats au fil des ans, mon service ne m’a pas seulement laissé des cicatrices physiques, mais également de profondes cicatrices psychologiques qui m’ont amené au bord du gouffre à plusieurs reprises. J’ai d’abord entendu parler du programme Outward Bound par le personnel du centre de traitement des TSO, qui le voyaient comme un moyen de me préparer pour le traitement de mon traumatisme. Comme plusieurs autres anciens combattants, je n’étais plus que l’ombre de moi-même et je n’étais pas certain que je pourrais être à la hauteur, autant physiquement que mentalement.

Le voyage a été très difficile et a repoussé nos limites plus loin que nous l’aurions imaginé. Le personnel d’Outward Bound a été incroyable. Non seulement il a démontré un niveau de connaissances qui a rassuré tous les anciens combattants, mais il a également fait preuve de bienveillance et d’un souci réel à l’égard de tous les participants. Le voyage a suscité des émotions et soulevé des doutes chez plusieurs d’entre nous quant à savoir si nous étions tous prêts pour cette tâche. Cependant, cela a seulement ajouté à notre expérience et à notre enthousiasme lorsque nous sommes tous arrivés sains et saufs au refuge Peyto.

Durant les jours suivants, nous qui n’étions que des étrangers au départ sommes devenus des amis et avons tissé des liens d’une qualité que peu d’anciens combattants ont connue depuis qu’ils ont quitté l’armée. Nous avons eu le temps de réfléchir et de grandir dans l’un des environnements d’apprentissage les plus fantastiques possible. Plusieurs d’entre nous étaient en dehors de leur zone de confort, mais je crois que les soins et les directives fournis par le personnel nous ont tous aidés dans notre voyage personnel. Les gens, y compris moi-même, discutaient ouvertement et souriaient plus qu’ils ne l’avaient fait depuis plusieurs années. En plus des leçons de vie que nous avons retenues, nous avons acquis nombre de nouvelles compétences grâce à un groupe d’experts parmi les plus gentils et les plus avertis que j’ai pu rencontrer.

Cette expérience a vraiment changé ma vie. J’ai maintenant une sensation plus aiguë d’exister et une plus grande confiance en moi, et je me sens prêt à recevoir mon traitement durant les prochains mois. Sur le glacier, j’ai retrouvé une partie de celui que j’avais été, et je sais que cette expérience me servira pour le reste de ma vie. Je me suis fait des amis qui, je crois, le resteront longtemps, et j’ai appris plus que je n’aurais pu l’imaginer dans une période si courte. Je me sens privilégié d’avoir pu profiter de cette occasion offerte par le programme Outward Bound, et j’espère que je pourrai apporter une contribution à ce merveilleux programme capable de change une vie.

Caporal Mike Burgess (à la retraite)

Je suis allé à Canmore dans le cadre du programme Outward Bound Canada destiné aux anciens combattants afin de me mettre au défi et de voir de vieux amis. Au refuge Peyto, j’ai eu la chance de respirer à fond et de vivre cette expérience avec des gens qui me connaissent et qui savent ce que j’ai vécu.

Caporal Francis McCann (à la retraite) (3 PPCLI)

Date de modification : 2010-06-02

Ajouter un commentaire | Voir tous les commentaires (1)





Appel à l’action...

Ottawa - le 1 avril 2010

Il s’en est passé des choses depuis ma dernière annonce. D’abord, le Bureau de l’ombudsman des vétérans s’affaire à mettre en place les systèmes et les processus en vue de la consultation publique qui vise à faire avancer nos efforts. Le contenu actuel du site Web Consultations publiques n’est que la pointe de l’iceberg. Nous avons besoin de votre appui. Si vous défendez des questions relatives aux anciens combattants depuis un moment, nous aimerions vous entendre. Nous vous encourageons à partager avec nous le fruit de vos découvertes par l’intermédiaire sur notre site Web Consultations publiques.

Nous avons récemment tenu une table ronde sur le thème « Tenir à cœur les anciens combattants canadiens : Enjeux traditionnels et défis du 21e siècle ». Nous avons eu le privilège d’accueillir M. Ralston Saul, Ph. D., historien, philosophe et auteur de renom, Wolfgang Zimmerman, spécialiste en réadaptation, Darragh Mogan, directeur général de Politiques et Recherche à Anciens Combattants Canada et le Brigadier-général (à la retraite) Joe Sharpe. Les cieux nous ont grandement exaucés, et je dois dire que j’ai appris énormément des panélistes. À mon point de vue, ce genre de discussions devrait se tenir plus souvent, et je souhaiterais recevoir vos suggestions en vue de futures tables rondes ou de futurs panélistes. Pour nous joindre et nous communiquer vos suggestions, cliquez ici.

Nous avons aussi accéléré le rythme de nos assemblées publiques au cours des deux derniers mois. Même si ces assemblées étaient axées sur la nouvelle Charte des anciens combattants, une myriade d’autres questions concernant les anciens combattants ont été soulevées. Je vous encourage à lire les sommaires de ces assemblées. À la suite de ces efforts, j’espère que nous serons en mesure de déterminer les besoins et les attentes des anciens combattants ainsi que les pratiques exemplaires et les leçons apprises pour les soutenir. Mon but est d’apporter une contribution valable au travail des personnes qui corrigent la nouvelle Charte des anciens combattants. Demeurez à l’écoute...

P@ (Pat)

Date de modification : 2010-06-09

Ajouter un commentaire | Voir tous les commentaires (2)





Prévention des traumatismes liés au stress opérationnel

Ottawa - le 29 Mars 2010

J’aimerais apporter une importante précision. Comme vous êtes nombreux à le savoir, je n’ai ménagé personne en affirmant que les Forces canadiennes n’accordent pas suffisamment d’attention à la résistance au stress et à la gestion du stress. De nombreux soi-disant spécialistes qui rejettent cette évidence dépassent les bornes. C’est pourquoi j’ai évoqué le phénomène connu de la « désensibilisation », entre autres, pour justifier mon affirmation.

J’ai également mentionné les travaux du Lieutenant-colonel Grossman, dont les théories ont été largement critiquées par ces soi-disant spécialistes. J’imagine que c’est ce qui a attisé la colère de certains. Une personne, vraisemblablement un ancien combattant, m’a écrit pour me demander si j’étais fou, soulignant que Grossman a aussi critiqué les divertissements violents, car ils désensibilisent notre jeunesse et en font des tueurs dans les écoles. Cette personne m’a demandé si j’avais la moindre idée de ce qui se passe réellement là-bas [en Afghanistan] et a mentionné avoir vu des accros de la violence chercher leur dose d’adrénaline en commettant des crimes de guerre et des actes de violence à l’endroit de civils. Cette personne attribuait la désensibilisation de ces « accros de la violence en quête d’adrénaline » à la propagande américaine et à l’Internet.

Bon Dieu! Je ne propose pas de remplacer l’entraînement des militaires par des films mettant en vedette Arnold Schwarzenegger et des jeux vidéo conçus pour exercer son tir!

Un entraînement réaliste soutenu à long terme complété de techniques de gestion du stress qui cadrent avec la culture et la routine militaires doit être dispensé et dirigé par la chaîne de commandement et supervisé, évalué et adapté par le système médical.

Grossman a ses propres théories sur l’immunisation au stress et il fait observer qu’un entraînement militaire fondé sur la discipline n’engendre pas de tueurs en série. De plus, des études démontrent que la désensibilisation de la jeunesse à la violence n’engendre pas en soi de tueurs en série : bon nombre d’incitatifs et d’influences négatifs peuvent amener une jeune personne à vouloir en blesser ou en tuer une autre.

Je continue de surveiller le traitement qui est réservé aux victimes du stress lorsque celles-ci deviennent des vétérans et de veiller à ce qu’elles reçoivent le soutien nécessaire. Toutefois, la meilleure approche serait de trouver d’abord des façons de prévenir les traumatismes liés au stress. On ne peut négliger l’importance de cette question de protection de nos forces, dont les risques peuvent être facilement atténués et qui comporte des avantages énormes!

P@ (Pat)

Date de modification : 2010-03-29

Ajouter un commentaire | Voir tous les commentaires (3)





En souvenir de John Babcock...

Ottawa - le 23 février 2010

À la suite du décès du dernier ancien combattant canadien de la Première Guerre mondiale, John Babcock, c’est avec une grande tristesse que je fais cette entrée aujourd’hui.

Une des premières choses que j’ai faites dès mon entrée en fonction à titre d’ombudsman des vétérans du Canada a été de rendre visite à M. Babcock et son épouse, Dorothy, à Spokane, dans l’état de Washington. En dépit de toute l’attention portée vers M. Babcock, du fait qu’il était le dernier ancien combattant survivant de la Grande Guerre, les Babcock nous ont accueillis, Louise et moi, dans leur demeure avec une grande générosité. M. Babcock nous a raconté de belles anecdotes au sujet de son enfance dans la région de Kingston, en Ontario, de son enrôlement et de son service dans la Première Guerre mondiale de même que de sa transition à la vie civile. Je me compte extrêmement choyé d’avoir eu la chance de rencontrer M. Babcock – qui est devenu le symbole d’une époque durant laquelle ont été jetées les bases de l’édification d’un Canada plus compatissant et plus agréable tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Mes pensées et prières accompagnent sa famille et ses amis. Que John repose en paix.

Date de modification : 2010-02-23

Ajouter un commentaire | Voir tous les commentaires (2)





Plus d'archives des blogues